Lundi 14 avril, 08

 

LES CONFLITS SURGISSENT


Lorsque le christianisme s'est répandu dans le monde gréco-romain, touchant une seconde génération de croyants, les gens se sont mis à réfléchir sur son message essentiel, en rapport avec la personne de Jésus, et à poser des questions: comment la divinité et l'humanité pouvaient-elles cohabiter dans un seul corps? Comment la divinité pouvait-elle devenir mortelle? Quelle est la relation de Jésus avec le Père? Etc.

Dès le 1er siècle, deux tendances conflictuelles ont émergé. L'une mettait l'accent sur l'humanité du Christ aux dépens de sa divinité; l'autre envisageait le contraire. Parmi ceux qui niaient la divinité du Christ, on trouvait les ébionites, chrétiens juifs des débuts du christianisme. Ils enseignaient que Jésus n'était devenu le Fils de Dieu qu'après son baptême, moment où il s'est uni avec le Christ éternel. C'était un être non divin qui ne pouvait sauver l'humanité, mais qui était venu l'appeler à l'obéissance. Plus tard, les ariens ont repris le combat contre la divinité du Christ, vers la fin du IIIe siècle, position fortement condamnée par le concile de Nicée, en 325 apr. J.-C.

À l'autre extrême se trouvait un groupe de poids, les gnostiques. Ceux-ci enseignaient que l'Esprit est bon et la matière mauvaise, notamment celle dont est faite le corps humain. C'est pourquoi ce dernier ne peut servir de support à la révélation de l'Être suprême.

Étudiez 1 Jn 4.1-3. En quoi Jean nous prévient-il contre la théorie gnostique?

Les controverses sur l'identité de Jésus ont fait rage pendant cinq siècles entiers, du IIe siècle jusqu'à la fin du VIe. Elles eurent tout d'abord pour objet sa divinité. Etait-il Dieu? Dans l'affirmative, en quoi était-il lié à Dieu le Père? Puis les interrogations se sont portées davantage sur son humanité et sur la façon dont le divin et l'humain pouvaient coexister en une seule personne. Finalement, au milieu du tourbillon des controverses, l'orthodoxie biblique concernant la nature et la personne de Jésus a fini par prévaloir (voir la citation tirée du concile de Chalcédoine dans la leçon de vendredi).

Quelles sont les interrogations actuelles, dans l'Eglise sur la nature humaine du Christ? Pourquoi devons-nous veiller à ne pas laisser de telles questions nous diviser, comme ce fut souvent le cas dans l'Église primitive?

Pour aller plus loin