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Lorsque le christianisme s'est répandu dans le monde gréco-romain,
touchant une seconde génération de croyants, les gens se sont
mis à réfléchir sur son message essentiel, en rapport avec
la personne de Jésus, et à poser des questions: comment la
divinité et l'humanité pouvaient-elles cohabiter dans un seul
corps? Comment la divinité pouvait-elle devenir mortelle?
Quelle est la relation de Jésus avec le Père? Etc.
Dès
le 1er siècle, deux tendances conflictuelles ont émergé. L'une
mettait l'accent sur l'humanité du Christ aux dépens de sa
divinité; l'autre envisageait le contraire. Parmi ceux qui
niaient la divinité du Christ, on trouvait les ébionites,
chrétiens juifs des débuts du christianisme. Ils enseignaient
que Jésus n'était devenu le Fils de Dieu qu'après son baptême,
moment où il s'est uni avec le Christ éternel. C'était un
être non divin qui ne pouvait sauver l'humanité, mais qui
était venu l'appeler à l'obéissance. Plus tard, les ariens
ont repris le combat contre la divinité du Christ, vers la
fin du IIIe siècle, position fortement condamnée par le concile
de Nicée, en 325 apr. J.-C.
À
l'autre extrême se trouvait un groupe de poids, les gnostiques.
Ceux-ci enseignaient que l'Esprit est bon et la matière
mauvaise, notamment celle dont est faite le corps humain.
C'est pourquoi ce dernier ne peut servir de support à la révélation
de l'Être suprême.
Étudiez
1
Jn 4.1-3. En quoi Jean nous prévient-il contre la théorie
gnostique?
Les
controverses sur l'identité de Jésus ont fait rage pendant
cinq siècles entiers, du IIe siècle jusqu'à la fin du VIe.
Elles eurent tout d'abord pour objet sa divinité. Etait-il
Dieu? Dans l'affirmative, en quoi était-il lié à Dieu le Père?
Puis les interrogations se sont portées davantage sur son
humanité et sur la façon dont le divin et l'humain pouvaient
coexister en une seule personne. Finalement, au milieu du
tourbillon des controverses, l'orthodoxie biblique concernant
la nature et la personne de Jésus a fini par prévaloir (voir
la citation tirée du concile de Chalcédoine dans la leçon
de vendredi).
Quelles
sont les interrogations actuelles, dans l'Eglise sur la nature
humaine du Christ? Pourquoi devons-nous veiller à ne pas laisser
de telles questions nous diviser, comme ce fut souvent le
cas dans l'Église primitive?
Pour
aller plus loin
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