3. Jésus, l'un d'entre nous
Mercredi

 

> JÉSUS, NOTRE FRERE

Relisez le chapitre 2 de l'épître aux Hébreux, en vous concentrant particulièrement sur le verset 11. Dans le contexte de tout le chapitre, qu'indique le mot frère? Que cherche à dire l'auteur?

Il est surprenant que Jésus se présente comme notre frère. Bien qu'étant le Créateur et le Roi de l'univers, il tient cepen-dant à être le frère de ses créatures, ses créatures déchues, pécheresses, et parfois perverses. Etonnant!

Le mot frere, dans ce contexte, exprime une relation de proximité, une intimité. Jésus et ses disciples constituent une fa-mille. A cause de ce qu'il a traversé et souffert, Jésus est l'un des nôtres, et il le demeurera malgré sa dignité royale. Le vt 14 insiste sur le fait qu'il a eu en commun avec nous la chair et le sang, il a partagé notre nature et notre expérience humaine. Il n'y a pas de doute, étant devenu l'un des nôtres, il peut s'unir à nous et nous à lui de que s'il n'avait jamais vécu en tant qu'humain. Quelle meilleure manière Dieu aurait-il pu choisir, pour devenir proche de ses propres créatu-res, que celle de l'incarnation de Jésus?

La proximité peut présenter certains dangers. Nous pouvons, par exemple, considérer Jésus comme notre copain. Bien qu'il y ait un élément d'amitié (Jn 15.15) dans notre relation avec le Christ, ce n'est pas l'unique terme utilisé pour décrire cette relation. Quels autres images et termes la Bible utilise-t-elle pour definer cette relation? Mt 22.36; Jn 10.11; 20.28; 1 Tm 1.1.

En ce qui concerne la Bible et Dieu lui-même nous parlons souvent en paradoxes ou par oppositions. Il y a trois per-sonnes divines et cependant un seul Dieu. Dieu est lointain, inaccessible et cependant proche de nom. Bien qu'il ne soit pas soumis à des limites temporelles, il se manifeste dans le temps. Nous sommes déjà sauvés et serons encore sauvés.

Ce n'est pas 1'un ou l'autre, mais l'un et l'autre. Nous devons maintenir ces différentes vérités ensemble, équilibrées l'une par rapport à l'autre du mieux que nous le pouvons. Il ne nous faut pas voir Jésus comme le lointain dirigeant de l'uni-vers, ni le traiter comme un copain. Approchons-nous de lui comme d'un frère, avec tout le respect et l'amour qui lui est dû, parce que, quelle que soit notre intimité, il est toujours le Créateur et nous sommes toujous les créatures, et une grande distance existe entre les deux.

Caroline a grandi dans un foyer où elle a été abusée par ses frères. Donc , l'image du Christ en tant que << frère >> n'évoque guère de réponse positive. Que dites-vous à quelqu'un comme elle?