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Même si Abraham et Sara étaient tous deux
enfants de Térah, ils n'avaient pas la même mère. Quand Dieu
a demandé à Abraham de partir de chez lui, le sort de sa jolie
femme a inquiété ce dernier confronté à l'inconnu. Abraham
ne se fiait pas à la moralité des païens, aussi a-t-il demandé
à Sara, sa femme et demi-sœur, de déclarer partout où ils
allaient qu'elle était sa sœur plutôt que sa femme (Gn
20.12, 13).
En période de famine, les Cananéens se rendaient
souvent en Egypte, où les champs étaient arrosés par le Nil.
Il ne s'agissait pas tant de venir acheter de la nourriture
que de s'y installer pour un temps (Gn
12.10). Cependant, échapper à la famine faisait courir
un autre danger. Même si Sara avait la soixantaine ou plus,
sa beauté faisait encore tourner les têtes. La peur d'Abraham
était fondée. Les Egyptiens ont jugé sa beauté suffisamment
saisissante pour en parler au pharaon. Abraham n'imaginait
pas comment il pouvait se sortir d'une telle situation sans
mentir.
Dieu est intervenu en envoyant des plaies
au pharaon (Gn
12.17), qui se hâta de rendre Sara à son mari et de réprimander
Abraham pour son erreur. Abraham ainsi châtié a découvert
que les valeurs morales égyptiennes étaient supérieures aux
siennes et que son manque de foi en Dieu n'était pas fondé.
Abraham et Sara, cependant, ont oublié la
leçon. Même longtemps après, ou, peut-être, parce que c'était
long-temps après, ils ont réitéré la même erreur (Gn
20.2).
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