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Lisez Rt
4. En fin de compte, qu'a donné ce mariage entre un Juif
et une non-Juive?
La rédemption est sans doute le thème le plus important du
livre de Ruth. Sous diverses formes, ce terme hé- breu apparait
plus de vingt-trois fois dans ces quatre chapitres. Booz a
joué le rôle de rédempteur pour Noémie, son mari et son fils
décédés. David, son descendant célèbre, à plus tard été le
rédempteur des biens d'Israël perdus après Josué. Et Jésus,
descendant encore plus remarquable, a offert la rédemption
a l'humanité entière (Ga
4.5; 1 P 1.18, 19; Ap 5.9).
>>Quels étaient les devoirs du proche parent jouant le
rôle de rédempteur?
Lv 25.25, 47-49; Nb
36.8, 9; Dt 25.5, 6.
La coutume selon laquelle un proche épousait la veuve du
défunt pour qu'il y ait héritage existait dans d'autres pays
du Proche-Orient antique. Il est spécifié dans Dt
25.5 qu'en Israël, cette pratique ne s'appliquait qu'à
des frères vivant ensemble. Juda a cherche a ce que son second
fils la suive. Booz ne répondait pas à cette exigence, mais
il est clair que ce principe était applique de façon plus
large, selon que l'on était plus ou moins proche du défunt.
Noémie n'avait pas vendu ses biens familiaux, mais s'ils
étaient vendus, ou quand ils seraient vendus, son plus proche
parent aurait la possibilité de les racheter pour qu'ils restent
dans la famille. Le proche qui ferait ce rachat aurait également
l'obligation d'épouser Ruth, de façon à fournir un héritier
à Mahlon, Le mari décédé.
Remplir le rôle de rédempteur comportait des risques. Si
le proche qui faisait le rachat n'avait qu'un enfant, comme
ici avec Ruth, ses propres biens passaient sous le nom du
défunt, c'est-a-dire Mahlon dans ce cas. C'est pourquoi la
loi autorisait le parent le plus proche à refuser la rédemption
qu'on attendait de lui. Cependant, celui qui refusait de racheter
les biens et le nom du défunt devait passer par une cérémonie
humiliante (voir Dt
25.7-10).
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