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La parole du SEIGNEUR. est adressée une nouvelle fois à Jonas.
Que lui dit-il? Jon
3.2.
La directive divine : " Lève-toi, va a Ninive " est identique
à la première donnée à Jonas avant son incroyable aventure en Méditerranée.
C'est toujours Ninive que Dieu veut toucher par son intermédiaire.
Il ne se laisse pas arrêter par l'im-pudence de son prophète.
Quelle est, cette fois, la réaction de Jonas? Jon
3.3.
Comme au chapitre
1er (verset 3), Jonas " se leva " et partit. Mais cette fois,
au lieu de chercher à " s'enfuir […] loin de la présence de l'Eternel
" (la Bible du Semeur) - comme cela est mentionné par trois fois
au chapitre 1er, il obéit " selon la parole du SEIGNEUR.
Remarquez comment le texte décrit ce qui est arrivé à Jonas ensuite
(Jon
3.3,4). Le prophète reçoit l'ordre de partir et nous apprenons
ensuite... qu'il est parti! Il est à Ninive. Il n'est pas fait menton
du long voyage qu'il a dû faire. Le con-traste est complet quand
on pense à ses avenues initiales des deux premiers chapitres. Au
contraire, notre attention est aussitôt attirée sur la ville de
Ninive.
Le premier voyage de Jonas est décrit pour une raison particulière
: la nature de la rébellion de Jonas contre Dieu y ap-paraît. Maintenant
que Jonas obéit, il n'est pas important de détailler son voyage
et Ninive Entre aussitôt dans notre champ de vision.
Comment Ninive est-elle décrite? Jon
3.3.
Comme dans Jon
1.2, Ninive est à nouveau décrite comme une grande ville (le
sens littéral de cette expression étant : " une grande ville pour
Dieu "). Et, certes, elle était grande et imposante pour les critères
de l'époque. On peut être éga-lement certain que Ninive était <<
grande >> pour Dieu, étant donné toute la peine qu'il s'est donné
pour y envoyer Jonas !
La taille de Ninive est suggérée par l'expression finale du v.
3 : << trois jours de marche >> ou, d'après la forme spéci-fique
des mots dans la langue d'origine, littéralement : << une marche
de trois jours >>. Selon les rapports antiques, cette indication
peut suggérer un voyage d'une journée à partir des faubourgs, un
jour pour les affaires et un jour pour le retour. Cette interprétation
correspondrait au
v. 4.
Dieu charge un prophète hébreu de se rendre dans la capitale
de l'Assyrie pour adresser un message de ju-gement au gens notoirement
mauvais qui y vivent. A un moment où les israélites, sans doute,
priaient pour que le fléau que représentaient les Assyriens et leur
violence soit détruit, Dieu étend sur eux une main mi-séricordieuse.
Quel message en tirer? Quel principe est à l'oeuvre ici? Voir
Mt 5.44; Lc
6.27,35.
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