8. Jonas, un évangéliste étonnant
Jeudi

 

> L'IMAGE MEME D'UNE REPENTANCE AUTHENTIQUE

Quelle motivation pressante le roi ajoute-t-il maintenant à sa proclamation ? Jon 3.9.

Le roi a compris que le pardon de leurs péchés dépendait de la miséricorde du grand Dieu du ciel et de la terre. Sa perception est aussi fine que celle du capitaine de bateau pendant la terrifiante tempête du chapitre 1er, quand il a sup-plié Jonas de prier : << Lève-toi, invoque ton Dieu ! Peut-être ce Dieu pensera-t-il à nous, pour que nous ne dispa-raissons pas >> (Jon 1.6, c'est nous qui soulignons) Remarquez le parallèle avec ce que pense le roi (Jon 3.9). Dans les deux cas, ils ignoraient ce qui allait se passer. Dans les deux cas, ils devaient complètement s'appuyer sur la miséricorde d'un Dieu plus puissant qu'eux. Dans les deux cas, enfin, ce n'est que par la grâce de Dieu qu'ils pouvaient espérer avoir une chance quelconque de vivre.

Qu'est-ce qui, dans leur attitude, a incité Dieu à << renoncer >> (En fait, ce mot hébreu, qui est souvent et malencontreusement traduit par << se repentir >>, inclut le fait de : " ressentir de la compassion ".) En d'autres termes, entre tout ce que les habitants de Ninive ont fait (ils ont cru, jeûné, revêtu des sacs, mis leur bétail à la diète), que précise le texte concernant ce que le Seigneur " vit ", pour qu'il renonce à agir comme il l'avait annoncé? Quelle information devons-nous en tirer ? Voir également Jc 2.2-26. Comment, par la suite, la profondeur de leur repentance a-t-elle été évoquée ? Mt 12.41.

Jésus a mentionné leur repentance. Le peuple de Jonas, Israël, malgré la relation d'alliance particulière qu'il avait avec Dieu, n'a pas fait cette expérience collective. Il n'a pas réussi à se repentir et le jugement de Dieu a uni par tomber sur lui.

Il nous est de la sorte rappelé que Dieu traite l'humanité entière de la même façon, sans partialité aucune. Pour finir, Ni-nive comme Jérusalem seront détruites. Dieu traite les hommes sur un même pied d'égalité.

Il est tout à fait remarquable, et tristement ironique, que Dieu ait eu beaucoup plus de mal avec Jonas mem-bre de son propre peuple, qu'avec les pires habitants du monde païen ! Le désir des habitants de Ninive de se détourner de leurs mauvaises voies est étonnant. Quelle leçon particulière nous-mêmes, adventistes du septième jour, devons-nous en tirer ? N'y a-t-il pas du Jonas en nous également ?