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> " ENCORE QUARANTE JOURS "
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Combien de temps Dieu accorde-t-il aux habitants de Ninive
avant de détruire la ville ? En quelles autres circonstances ce
même nombre est-il utilisé ? Gn
7.17 ; Ex
24.18 ; Nb
14.33,34 ; Mt
4.2 ; Mc
1.13; Lc
4.2 ; Ac
1.3. Peut-on tracer un parallèle entre l'emploi de ce nombre
dans ces textes et ce qui se passe ici dans Jonas ? Si oui, lequel
?
Quelles que soient les paroles précises que Jonas a dites à ces
gens, il n'y a aucun doute : elles ont été efficaces. L'ex-pressions
de Jon 3.5 : << depuis le plus grand jusqu'au petit d'entre eux
>>. (littéralement : << de leur plus grand à leur plus
petit >>) est une façon courante d'exprimer une totalité en hébreu.
La ville entière et ses terribles païens acceptent de considérer
ce que Jonas a dit sur le jugement comme une vérité.
Comme nous l'avons vu pour les marins païens du chapitre 1er,
ici aussi des non-Israélites se tournent vers le Dieu du ciel. Les
citoyens païens de Ninive, notoirement connus pour leur débauche
et leur violence, prennent très au sérieux le message de jugement
de Jonas. Ils acceptent de croire qu'il proclame les paroles mêmes
de Dieu.
Quand Jonas adresse à la ville de Ninive ce terrible avertissement,
quel en est l'étonnant résultat ? Jon
3.5.
Remarquez que les habitants de Ninive ne se sont pas contentés
de croire Jonas; ils ont cru en Dieu (Jon 3.5). Com-me ici,
les adorateurs des autres dieux ne sont pas obligatoirement ignorants
du Dieu unique et Juge suprême. Confron-tés à sa parole, ils l'écoutent.
Dans le cas présent, les habitants de Ninive acceptent le fait
que le jugement qui les menace est mérité. Telle est la pers-pective
biblique, selon laquelle il existe en chaque homme, païen ou croyant,
une conscience qui peut être touchée par la puissance de Dieu.
Examinez à nouveau Jon
3.5. Les gens << mirent leur foi en Dieu >>. Le terme hébreu,
ici, pour << mirent leur foi en >> vient du mot hébreu que l'on
trouve dans Gn
15.6 pour décrire Abraham et sa foi. Même si le livre de Jonas
n'évoque aucune notion profondément paulinienne de justification
par la foi, il soulage néan-moins leur foi. Pensez-vous que leur
façon de croire, telle qu'elle est exprimée ici dans Jonas, est
du même ordre que la foi chrétienne telle qu'elle est couramment
admise ? Voir aussi He
11.6. Justifiez votre réponse.
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