|
Salomon,
dans Ec
4.8-12, change de sujet de réflexion au cours d'une
progression somme toute logique : il passe d'une vie centrée
sur soi aux bienfaits de la fraternité. Même
s'il écrit de façon très poétique
et fait appel à quelques exemples précis montrant
qu'il vaut mieux être deux qu'un tout seul, l'idée
générale est importante : les êtres humains
ont été crées pour vivre ensemble. Nous
sommes faits pour vivre en contact les uns avec les autres.
Nous avons besoin des autres.
IL
n'y a pas de christianisme sans communion fraternelle, quels
que soient l'âge, le sexe ou l'appartenance ethnique.
Certes, la foi chrétienne n'a aucun sens sans une relation
personnelle avec Dieu. C'est là quelque chose d'essentiel.
Mais c'est directement en rapport avec cette relation verticale,
relation entre l'être humain et Dieu, qu'on peut établir
une relation avec une communauté, avec une Eglise.
On
entend couramment les gens dire : "Je ne veux pas entendre
parler de religion organisée." Que veulent-ils
donc? Une religion désorganisée? Non, bien sur.
Cette déclaration cache souvent le désir de
ne pas s'engager, de ne pas assumer de responsabilités
ou même de refuser les contraintes liées à
l'appartenance à un grand groupe.
|