Lisez
Rm
14.10, Pour quelle raison Paul, ici, nous avertit-il
d'être prudents dans nos jugements envers autrui ?
Nous
avons parfois tendance à juger durement autrui, alors
même que, souvent, nous agissons de la même
manière. Nos propres agissements, souvent, ne nous
paraissent pas aussi graves que ceux des autres! Mais si
nous nous laissons tromper par notre propre hypocrisie,
il n'en est pas de même pour Dieu, qui nous a avertis
: " Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés.
C'est du jugement dont vous jugez qu'on vous jugera, de
la mesure dont vous mesurez qu'on vous mesurera. Pourquoi
vois-tu la paille qui est dans l'il de ton frère,
et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton il
? Ou comment dis-tu à ton frère : Laisse-moi
ôter la paille de ton il, alors que dans ton
il il y a une poutre?" (Mt 7.1-4, Segond
révisée à la Colombe)
Que
signifie la déclaration tirée de l'Ancien
Testament que Paul introduit ici ?
Rm
14.11.
Cette
citation tirée d'Es
45.23 suggère que tous seront jugés. Les
expressions "Tout genou" et "toute
langue" personnalisent l'avertissement, ce qui
implique que chaque homme aura à rendre compte de
sa vie et de ses actes (Rm
14.12). Personne ne pourra le faire à la place
d'un autre. En ce sens, nous ne sommes pas le gardien de
notre frère.
En
gardant ce contexte à l'esprit, comment comprendre
la déclaration de Paul dans Rm
14.14?
Il
s'agit toujours des viandes sacrifiées aux idoles.
Il est clair que Paul ne parle pas ici de la distinction
entre les aliments purs et impurs. Il dit qu'il n'y a rien
de mal en soi à manger de la nourriture offerte aux
idoles. Après tout, qu'est-ce qu'une idole ? Rien
du tout (voir 1
Co 8.4), alors qu'importe si un païen a offert
la viande à la statue d'une grenouille ou d'un taureau
!
Mais
on ne doit pas violer la conscience de quiconque, surtout
si celle-ci est particulièrement sensible. C'est
là un fait qu'apparemment les frères plus
" forts " ne comprenaient pas. Ils méprisaient
l'attitude scrupuleuse du frère plus faible, plaçant
sur son chemin des pierres d'achoppement.
Notre
zèle pour le Seigneur peut-il être un danger,
d'après ce que Paul nous dit ici ? Pourquoi devons-nous
faire attention à ne pas être la conscience
d'autrui, aussi bonnes que soient nos intentions ?