Lundi 20 septembre, 2010

13_ Tout le reste n'est que commentaire

" C'est [...] de la mesure dont vous mesurez qu'on vous mesurera."


Lisez Rm 14.10, Pour quelle raison Paul, ici, nous avertit-il d'être prudents dans nos jugements envers autrui ?

Nous avons parfois tendance à juger durement autrui, alors même que, souvent, nous agissons de la même manière. Nos propres agissements, souvent, ne nous paraissent pas aussi graves que ceux des autres! Mais si nous nous laissons tromper par notre propre hypocrisie, il n'en est pas de même pour Dieu, qui nous a avertis : " Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés. C'est du jugement dont vous jugez qu'on vous jugera, de la mesure dont vous mesurez qu'on vous mesurera. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment dis-tu à ton frère : Laisse-moi ôter la paille de ton œil, alors que dans ton œil il y a une poutre?" (Mt 7.1-4, Segond révisée à la Colombe)

Que signifie la déclaration tirée de l'Ancien Testament que Paul introduit ici ? Rm 14.11.

Cette citation tirée d'Es 45.23 suggère que tous seront jugés. Les expressions "Tout genou" et "toute langue" personnalisent l'avertissement, ce qui implique que chaque homme aura à rendre compte de sa vie et de ses actes (Rm 14.12). Personne ne pourra le faire à la place d'un autre. En ce sens, nous ne sommes pas le gardien de notre frère.

En gardant ce contexte à l'esprit, comment comprendre la déclaration de Paul dans Rm 14.14?

Il s'agit toujours des viandes sacrifiées aux idoles. Il est clair que Paul ne parle pas ici de la distinction entre les aliments purs et impurs. Il dit qu'il n'y a rien de mal en soi à manger de la nourriture offerte aux idoles. Après tout, qu'est-ce qu'une idole ? Rien du tout (voir 1 Co 8.4), alors qu'importe si un païen a offert la viande à la statue d'une grenouille ou d'un taureau !

Mais on ne doit pas violer la conscience de quiconque, surtout si celle-ci est particulièrement sensible. C'est là un fait qu'apparemment les frères plus " forts " ne comprenaient pas. Ils méprisaient l'attitude scrupuleuse du frère plus faible, plaçant sur son chemin des pierres d'achoppement.

Notre zèle pour le Seigneur peut-il être un danger, d'après ce que Paul nous dit ici ? Pourquoi devons-nous faire attention à ne pas être la conscience d'autrui, aussi bonnes que soient nos intentions ?