Parfois, les conflits et la colère non résolus
peuvent évoluer en une dynamique très négative,
destructrice, et même en une relation violente. La violence peut
prendre un certain nombre de formes: physique, verbale, émotionnelle,
psychologique, sexuelle, etc. Mais toute forme de violence est contraire
au principe central du royaume de Dieu : l'amour désintéressé.
Quels enseignements cruciaux sur les relations trouve-t-on dans
1
Jn 4.7,8 et Colossiens 3.19 ?
Maris, aimez votre femme, et ne vous aigrissez pas contre elle.
(Col 3.19.) Le mot aigrir dans l'original grec renvoie à quelqu'un
qui est en colère ou amer envers son partenaire, causant une
douleur permanente, une hostilité intense, et des expressions
de haine envers l'autre. Paul est très clair : un conjoint ne
doit pas être hostile ou violent. La violence émotionnelle,
sexuelle et physique n'est pas un comportement acceptable pour un mari
ou un partenaire chrétien. Au lieu de cela, ce qui est acceptable,
c'est d'aimer son conjoint.
Paul dit également clairement que l'amour est patient et bon,
qu'il n'envie pas, ne se vante pas, n'est pas orgueilleux, ni grossier,
qu'il ne cherche pas son intérêt, ne se met pas facilement
en colère, ne tient pas compte des torts, ne se réjouit
pas du mal, mais se réjouir dans la vérité. L'amour
protège toujours, fait toujours confiance, espère toujours,
et persévère toujours. Aucun des attributs de l'amour
ne cautionne ni n'accepte la violence, sous aucune forme. Une relation
saine, c'est une relation dans laquelle les deux partenaires se sentent
protégés et en sécurité, où la colère
est gérée de manière saine, et où se mettre
au service de l'autre est la norme. Souvent, les victimes de violences
ressentent de la culpabilité, comme si elles étaient
responsables d'avoir provoqué leur agresseur, ou peut-être
comme si, quelque part, elles méritaient les violences. Les
auteurs de violences peuvent être autoritaires et souvent doués
pour faire en sorte que leurs victimes se sentent responsables.
En vérité, personne ne mérite d'être maltraité,
et les agresseurs sont responsables de leurs choix et de leurs actions.
La bonne nouvelle, c'est que la Bible apporte réconfort, et
non culpabilité, aux victimes de violence. Dans certaines situations,
quand le problème devient ingérable, les personnes concernées
ne devraient pas avoir peur de chercher une aide extérieure.
Comme c'est malheureux que certaines cultures cautionnent presque la
violence faite aux femmes. Pourquoi aucun chrétien ne devrait-il
tomber dans ce genre de comportement, quel que soit ce que permet sa
culture ?