Lisez Ecclésiaste
8.14. De quelles manières la dure réalité
de ces paroles vous frappe-t-elle ?
Tandis que la souffrance, l'oppression, et la tragédie sont
assez difficiles à supporter en, soi, la blessure ou l'insulte
sont encore plus difficiles si elles sont absurdes ou que personne
ne les remarque. L'absurdité d'un chagrin est plus lourde à
porter que le chagrin en lui-même. Un monde qui n'aurait ni archives
ni justice finale serait le comble de la cruauté et de l'absurdité.
Ne soyons pas surpris que les auteurs athées du vingtième
siècle se lamentaient sur ce qu'ils croyaient être "
l'absurdité " de la condition humaine. Sans espoir
de justice, sans espoir de jugement, sans espoir que les choses s'arrangent,
notre monde serait en effet un monde absurde.
Mais le cri d'Ecclésiaste
8.14 n'est pas la fin de l'histoire. À la fin de ses protestations,
Salomon prend un virage soudain. En plein milieu de ses lamentations
sur la vanité des choses, il dit, sur le fond : " Attendez
une minute, Dieu va rendre un jugement, donc tout n'est pas absurde
; en fait, à présent, tout est important, et tout le
monde compte. "
Lisez Ecclésiaste
12.13,14. Que nous indiquent ces mots sur l'importance de tout
ce que nous faisons ?
L'espérance du jugement se résume à ce que l'on
croit sur la nature essentielle de Dieu, sur la vie, et le monde dans
lequel nous vivons. Comme nous l'avons vu, la Bible insiste sur le
fait que nous vivons dans un monde que Dieu a créé et
qu'il aime, mais c'est aussi un monde qui a mal tourné et dans
lequel Dieu agit pour mener à bien son plan de re-création,
tout cela à travers la vie et la mort de Jésus. Le jugement
de Dieu est un élément clé de sa remise en ordre
de notre monde. Pour ceux qui subissent les maux de ce monde, ceux
qui ont été marginalisés, brutalisés, opprimés
et exploités, la promesse du jugement est assurément
une bonne nouvelle.
Que signifie pour vous de savoir qu'un jour, et de manière
inimaginable, la justice après laquelle nous soupirons tellement
viendra enfin ? Comment tirer de l'espoir de cette promesse ?