DIMANCHE 20 mars, 2022

13_ Persévérez dans l’amour fraternel

 

Prendre soin du peuple de Dieu

 


Lisez Hébreux 13:1, 2; Romains 12:13; 1 Timothée 3:2; Tite 1:8; et 1 Pierre 4:9. Quel était le rôle de l’hospitalité dans l’église primitive?

Le christianisme était un mouvement ambulant qui dépendait souvent de l’hospitalité des chrétiens et des non-chrétiens. L’instruction de « ne pas oublier » de montrer l’hospitalité ne se réfère probablement pas simplement à l’oubli de prendre soin de quelqu’un, mais à la négligence volontaire. Paul n’avait pas seulement à l’esprit l’hospitalité pour les autres croyants. Il rappelle à ses lecteurs qu’en recevant des étrangers, certains reçurent des anges sans le savoir (Heb. 13:2). Il avait probablement à l’esprit la visite des trois hommes à Abraham et Sarah (Genèse 18:2-15). Offrir l’hospitalité implique le fait de partager des biens avec une autre personne et de souffrir avec les autres, ce que Jésus a fait pour nous (Heb. 2:10-18).

L’amour fraternel envers ceux qui sont en prison implique non seulement que les croyants se souviennent des prisonniers dans leurs prières, mais aussi qu’ils apportent un soulagement par des soutiens matériels et émotionnels. Il y avait un risque de négligence délibérée à l’égard des prisonniers. Ceux qui apportaient un soutien matériel et émotionnel à ceux qui sont condamnés par la société s’identifiaient à eux. Autrement dit, ils étaient devenus leurs « partenaires » et se rendaient vulnérables aux abus sociaux (Heb. 10:32-34). L’exhortation de Paul utilise des images et un langage particulier pour encourager les lecteurs à l’égard des prisonniers.

Tout d’abord, l’auteur évoque le soutien des lecteurs à leurs frères incarcérés dans le passé. Ils étaient devenus des « associés » ou des « partenaires » de ceux qui avaient été « publiquement exposés au reproche et à l’affliction » (Heb. 10:33, LSG).

Deuxièmement, le langage des « maltraitances » fait écho à l’exemple de Moïse, qui choisit « d’être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché » (Heb. 11:25, LSG). Enfin, Paul saisit l’idéal de l’amour fraternel. Il rappelle aux lecteurs qu’ils « sont aussi dans le corps » (Heb. 13:3, LSG). Ils partagent la même condition humaine et devraient traiter les autres comme ils aimeraient être traités s’ils se trouvaient dans les mêmes circonstances; c’est-à-dire en prison. Les chrétiens devraient donc donner un soutien matériel et émotionnel aux prisonniers, leur montrant qu’ils ne sont pas abandonnés.

Que pouvons-nous faire de plus pour ceux qui sont en prison, qu’ils soient membres d’église ou non?