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Jean annonce la venue du Messie, invitant le peuple à
la repentance. Il baptise dans les eaux du Jourdain ; c'est
là une image de la purification des péchés
: autant dire que ceux qui prétendaient être le
peuple choisi de Dieu étaient souillés par le
péché, et que seule une purification du cur
et de la vie pouvait assurer une part au royaume du Messie.
" - Ellen WHITE, Jésus-Christ, " Une voix dans
le désert ", p. 85.
Jean
était pertinemment conscient que son baptême
ne suffirait pas à rendre les hommes capables de pénétrer
dans la présence de Dieu. Il leur fallait davantage
qu'un baptême d'eau. Il leur faillait être baptisés
de feu.
Il
est intéressant de noter qu'à la fois l'eau
et le feu symbolisent l'uvre du Saint-Esprit. On ne
peut trouver, en fait, deux éléments plus contraires
l'un à l'autre. Tous deux sont pourtant utilisés
pour décrire l'uvre de l'Esprit.
Le
feu et l'eau sont deux puissants agents purificateurs. Leur
référence est donc appropriée pour représenter
la génération du cur, uvre du Saint-Esprit.
Le feu et l'eau, pourtant agissent très différemment.
Ils accomplissent sans doute le même travail spirituel,
mais selon un processus différent. L'eau apaise, rafraîchit,
fait nos délices ; au contraire, le feu communique
sa chaleur, mais il est aussi une source d'épreuves
(1 P 4.12), de douleur et de souffrance. L'image du feu du
fondeur n'évoque pas quelque chose de confortable ni
de plaisant, sans doute parce que l'uvre qui doit être
réalisée en nous évoque ce travail :
nous devons être purgés du péché,
les scories doivent être brûlées.
"
Moi, je vous baptise dans l'eau, pour un changement radical
; mais celui qui vient derrière moi est plus puissant
que moi, et ce serait encore trop d'honneur pour moi que de
lui ôter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit
saint et le feu. " (Mt 3.11)
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