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Essayez
d'imaginer la scène. Des juifs pieux venus du monde
entier tel qu'il était connu alors se trouvaient réunis
(comme chaque année) pour la grande fête, quand,
soudain, un groupe de Galiléen, considérés
comme des ruraux assez simples (pas vraiment issus de l'élite
d'Israël) se sont mis à parler leurs langues !
Que se passait-il donc ?
On
imagine facilement la consternation de ceux qui les entendaient
parler soudain la même langue qu'eux. Leur stupéfaction
était telle qu'om les a accusés d'être
" plein de vin doux ! ", réaction plutôt
stupide quand on y pense. (Après tout, qui, sous l'influence
de l'alcool, se met brusquement à parler une langue
dont il ignore tout ?)
D'après
Ac 2, où le don des langues est mentionné pour
la première fois, il est clair qu'il correspond à
la faculté propre à l'Esprit de s'exprimer en
des langues étrangères. En fait, le mot traduit
par " langues " (comme dans 1 Co 14) est glossa,
qui signifie " langue " [au sens de langue française,
ou langue étrangère, NDT]. Si nous utilisons
le principe d'interprétation selon lequel les passages
difficiles sont compris d'après les passages explicites,
certains des textes les plus difficiles traitant des langues
(dont 1 Co 14) doivent être examinés à
la lumière des textes plus simples - et il est clair
que dans Ac 2, le don des langues correspondait à la
faculté de parler en langues étrangères.
C'est là un point important, notamment en rapport avec
le " parler en langues " actuel, les gens croyant
que le fait de répéter des sons inintelligibles
sont une manifestation de l'Esprit. Ce n'est certainement
pas ce qui s'est passé quand le Saint-Esprit s'est
répandu sur les disciples à la Pentecôte.
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