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Salomon
ne sait plus s'arrêter. Non seulement ses quêtes
mondaines ont été vaines, non seulement tous
les hommes meurent, les méchants comme les justes,
mais maintenant il se lamente sur ce qui se passe même
après sa mort.
Salomon
souligne cependant un point important. Les hommes se préoccupent
de l'héritage qu'ils laissent, quel qu'il soit. N'est-il
pas déprimant de penser que vous avez travaillé
dur toute votre vie pour construire quelque chose, et que
quelqu'un vient ensuite et anéanti tout ? En un sens,
la préoccupation de Salomon ne manque pas d'ironie
: si l'on considère sa vie une fois sur le trône,
qu'est-ce son père David aurait pensé de ce
qu'il a fait de son héritage ? Mais c'est peut-être
cette pensée qui l'a amené à se poser
des questions sur le comportement de ses héritiers.
Même
si ces textes sont difficiles à comprendre, Salomon
semble dire maintenant : " Puisque je n'aurai aucune
influence sur ce que feront mes héritiers, autant bien
vivre aujourd'hui. " Il ne se fait pas l'avocat d'une
vie de licence (qu'il a déjà connue). Il semble
au contraire suivre l'idée biblique selon laquelle
une vie en harmonie avec la volonté divine apporte
de nombreuses bénédictions terrestres, dont
le plaisir des sens : " C'est toi qui fais pousser
l'herbe pour le bétail, et les plantes que les hommes
cultivent. Ainsi la terre leur fournit de quoi vivre : du
vin pur les rendre gais, de l'huile pour leur donner bonne
mine, du pain pour leur rendre des forces. " (Ps
104.14, 15, BFC)
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