Jeudi
3. TOUT CE QUE MES YEUX ONT RÉCLAMÉ


<< QUEL HERITAGE ? >>


Salomon ne sait plus s'arrêter. Non seulement ses quêtes mondaines ont été vaines, non seulement tous les hommes meurent, les méchants comme les justes, mais maintenant il se lamente sur ce qui se passe même après sa mort.

Salomon souligne cependant un point important. Les hommes se préoccupent de l'héritage qu'ils laissent, quel qu'il soit. N'est-il pas déprimant de penser que vous avez travaillé dur toute votre vie pour construire quelque chose, et que quelqu'un vient ensuite et anéanti tout ? En un sens, la préoccupation de Salomon ne manque pas d'ironie : si l'on considère sa vie une fois sur le trône, qu'est-ce son père David aurait pensé de ce qu'il a fait de son héritage ? Mais c'est peut-être cette pensée qui l'a amené à se poser des questions sur le comportement de ses héritiers.

Même si ces textes sont difficiles à comprendre, Salomon semble dire maintenant : " Puisque je n'aurai aucune influence sur ce que feront mes héritiers, autant bien vivre aujourd'hui. " Il ne se fait pas l'avocat d'une vie de licence (qu'il a déjà connue). Il semble au contraire suivre l'idée biblique selon laquelle une vie en harmonie avec la volonté divine apporte de nombreuses bénédictions terrestres, dont le plaisir des sens : " C'est toi qui fais pousser l'herbe pour le bétail, et les plantes que les hommes cultivent. Ainsi la terre leur fournit de quoi vivre : du vin pur les rendre gais, de l'huile pour leur donner bonne mine, du pain pour leur rendre des forces. " (Ps 104.14, 15, BFC)


Lisez Ec 2.17-26. De quoi se plaint-il ici?

Lisez Ec 2.24-26. Que déclare maintenant Salomon?

Vous été aussi " héritiers " (Rm 8.17 ; Ga 3.29 ; 4, 7), recevant de votre père céleste le plus grand don qui soit, le salut en Jésus-Christ (He 9.28 ; 1 P1.5). Quels choix quotidiens faites-vous pour vous efforcer de ne pas dilapider l'héritage que Dieu vous a accordé grâce à la mort de Jésus à votre place ?