Ellen G. White
La communication de Dieu ne se limite pas aux temps bibliques. Comme
nous le verrons dans les semaines à venir, Dieu parle aux êtres
humains de manière continue, et Ses paroles se manifesteront de
façons modernes jusqu'au retour du Christ.
Ellen Gould Harmon White et sa sur jumelle Elizabeth sont nées
le 26 novembre 1827 à Gorham, dans le Maine. Elles étaient
les plus jeunes de huit enfants nés d'Eunice et de Robert Harmon.
En quelques années, la famille s'installa dans la ville de Portland,
dans le Maine, où Robert Harmon espérait développer
son entreprise de chapellerie. À l'âge de neuf ans, Ellen
subit une blessure qui l'affecta physiquement, émotionnellement
et socialement. Alors qu'elle se trouvait dans un parc près de
son domicile, une camarade de classe en colère lança une
pierre qui la frappa au visage, laissant Ellen dans un état de
semi-conscience pendant plusieurs semaines. Cet accident mit brutalement
fin à son éducation formelle et lui laissa des problèmes
de santé permanents. Les blessures au visage la rendirent également
complexée quant à son apparence, limitant ses interactions
sociales.
C'est dans ce contexte d'incertitude que la jeune Ellen Harmon commença
à réfléchir à sa destinée spirituelle.
Elle craignait Dieu et se sentait indigne du ciel. Ces sentiments de
crainte s'intensifièrent lorsque la famille Harmon adopta la doctrine
millérite de la venue imminente de Jésus. Même après
son baptême par immersion dans l'Église méthodiste
en 1842, Ellen ne se sentait pas digne de l'amour de Dieu. Elle croyait
être " perdue pour toujours " (Life Sketches of
Ellen G. White, p. 29; voir aussi p. 20-31).
Au milieu de ces pensées angoissantes, la jeune Ellen eut deux
rêves qui commencèrent à transformer sa perception
de Dieu. Mais ce ne fut qu'après sa rencontre avec Levi Stockman,
un prédicateur méthodiste, qu'elle comprit et ressentit
l'amour et la grâce de Dieu. C'était comme si Dieu lui avait
parlé dans son désespoir. " La foi s'empara alors
de mon cur ", écrivit-elle plus tard. " Je ressentis
pour Dieu un amour inexprimable et j'eus le témoignage de son
Esprit que mes péchés étaient pardonnés.
Ma conception du Père fut transformée. Je le considérais
désormais comme un parent bon et tendre, plutôt que comme
un tyran sévère imposant aux hommes une obéissance
aveugle. Mon cur se tourna vers Lui dans un amour profond et fervent.
" - Life Sketches of Ellen G. White, p. 39.
Dans le même temps, Ellen White comprit aussi la doctrine de
" l'état des morts " et saisit progressivement l'idée
qu'il n'existait pas d'enfer brûlant éternellement. Sa nouvelle
compréhension de Dieu et de Son amour transforma complètement
son attitude. Comme nous l'apprendrons chaque vendredi dans les semaines
à venir, Ellen White tomba profondément amoureuse de Jésus
et Le servit pour le reste de sa vie.