3. Jésus notre espérance, première partie
Jeudi

 

UNE UTOPIE ?

En 1516, Thomas More a imaginé dans ses écrits une nation où le crime existerait peu et la pau-vreté pas du tout. Dans ce merveilleux pays, tous auraient du travail, les malades recevraient les soins nécessaires, les villes seraient remarquablement et magniquement conçues, les gens jouiraient d'une totale liberté religieuse et avaient un plaisir particulier à faire du bien à autrui.

Le nom de ce pays? Utopie, ce qui signifie, en grec : << Nu1le part >>. Thomas More savait ce qu'il faisait, en appelant son île imaginaire : << Nulle part >>, parce qu'aucun lieu semblable n'a jamais existé (du moins depuis la chute) et n'existera tant que le Seigneur ne sera pas revenu.

Même s'il est normal d'espérer en un monde meilleur, rien dans les écritures n'évoque même quelque << utopie >> lointaine ici-bas, du moins avant la recréation complète des cieux et de la terre par Dieu lui-même (2 P 3.13) après le retour du Christ. En fait, Jésus, dans son célèbre discours (Mt 24), donne de l'humanité une description qui nous permet de prendre toute utopie pour ce qu'elle est : une fantaisie.

Lisez Mt 24 en portant l'attention sur un aspect particulier du discours de Jésus sur la fin des temps, c'est-à-dire l'état du monde juste avant sa venue. Examinez notamment les versets 4-12,21,24,36-39. Résumez dans vos termes propres les conditions décrites, puis répondez aux questions suivantes : notre vie actuelle est-elle en soi source d'espérance ? Sur quoi, sur qui, en définitive, notre espérance doit-elle reposer?

<< La foi en Jésus-christ, sans l'attente de sa parousie (ou retours, équivaut à un témoignage non justifié à une promesse qui ne serait pas sérieuse. Une telle foi ressemble a une échelle qui ne mè- nerait nulle part, qui se terminerait dans le néant. >> - Emil BRUNNER, Eternal Dope, London, Lutterworth Press, 1954, p. 138, 139.

Que veut dire Emil Brunner? êtes-vous ou non d'accord avec lui? Justifiez votre réponse. Cherchez d'autres images (comme celle de l'échelle) décrivant ce que serait la foi chrétienne sans l'espérance du retour de Jésus.