3. Jésus notre espérance, première partie
Vendredi

 

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Comment l'espérance s'est affaiblie - Les leçons du passé. D'après le Nouveau Testament, nous savons que les apôtres et l'Eglise primitive aspiraient au retour du Seigneur avec une intense ferveur, s'attendant à ce qu'il revienne très vite. Le fait que Jésus venait de partir facilitait sans doute cette attente.

Mais ce vif désir, cette espérance bénie ne tarda pas à s'éteindre. Dès le milieu du IIe siècle, l'espé- rance de l'avènement du Christ s'étiola comme quelque rêve à moitié oublié et, à l'époque de l'em- pereur Constantin, au IVe siècle, elle devint une croyance désuète dénuée d'impact.

Deux systèmes de pensée, pendant cette période, furent source de difficulté : la philosophie grecque et les attentes juives.

Avec la philosophie grecque survint la croyance en l'immortalité de l'âme. En relation avec la pensée chrétienne naquit l'idée que l'âme montait au ciel à la mort. Peut-être que les martyrs en éprouvaient du réconfort que cela rendait le royaume éternel plus proche ou correspondait aux notions et atten-tes contemporaines (pour un Grec, l'idée de résurrection était impossible, le corps étant mauvais). Quoi qu'il en soit, le retour glorieux du Christ se transforma en envol de l'âme vers le ciel.

Les attentes juives participèrent également à faire disparaître l'espérance du retour. L'espérance d'un règne terrestre du Messie et la notion de suprématie d'Israël constitua, en relation avec l'espé- rance chrétienne, ce qu'on appela le millénarisme - la venue du Christ en tant que roi pendant mille ans, tous les fidèles ayant leur désir comblés. Cette croyance, comme la grecque, est toujour actuel-le.

A Mediter

Etant donné que toute tentative pour établir une << utopie >> sur terre est vouée à l'échec, cela signifie-t-il qu'il est inutile d'essayer d'améliorer notre sort et celui des autres hommes? Discutez-en.