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Comment l'espérance
s'est affaiblie - Les leçons du passé. D'après le Nouveau Testament,
nous savons que les apôtres et l'Eglise primitive aspiraient au
retour du Seigneur avec une intense ferveur, s'attendant à ce qu'il
revienne très vite. Le fait que Jésus venait de partir facilitait
sans doute cette attente.
Mais ce vif désir, cette
espérance bénie ne tarda pas à s'éteindre. Dès le milieu du IIe
siècle, l'espé- rance de l'avènement du Christ s'étiola comme quelque
rêve à moitié oublié et, à l'époque de l'em- pereur Constantin,
au IVe siècle, elle devint une croyance désuète dénuée d'impact.
Deux systèmes de pensée,
pendant cette période, furent source de difficulté : la philosophie
grecque et les attentes juives.
Avec la philosophie
grecque survint la croyance en l'immortalité de l'âme. En relation
avec la pensée chrétienne naquit l'idée que l'âme montait au ciel
à la mort. Peut-être que les martyrs en éprouvaient du réconfort
que cela rendait le royaume éternel plus proche ou correspondait
aux notions et atten-tes contemporaines (pour un Grec, l'idée de
résurrection était impossible, le corps étant mauvais). Quoi qu'il
en soit, le retour glorieux du Christ se transforma en envol de
l'âme vers le ciel.
Les attentes juives
participèrent également à faire disparaître l'espérance du retour.
L'espérance d'un règne terrestre du Messie et la notion de suprématie
d'Israël constitua, en relation avec l'espé- rance chrétienne, ce
qu'on appela le millénarisme - la venue du Christ en tant que roi
pendant mille ans, tous les fidèles ayant leur désir comblés. Cette
croyance, comme la grecque, est toujour actuel-le.
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Etant donné que
toute tentative pour établir une << utopie >> sur terre est
vouée à l'échec, cela signifie-t-il qu'il est inutile d'essayer
d'améliorer notre sort et celui des autres hommes? Discutez-en.
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