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Imaginez
la scène suivante. Deux extraterrestres discutent ensemble.
L'un dit a l'autre: " Savez-vous, je ne comprends pas
vraiment quel est le sens de la vie. Voici je prends de l'âge.
J'ai bien vécu, mais ma vie s'achève. Voyez
tous ceux qui m'ont précédé, tous ceux
qui me suivront. Nous sommes ici, et l'instant d'après,
nous somme partis. Tout passe si vite. J'aurai cinq mille
ans à mon prochain anniversaire. Il me semble que j'ai
eu quatre mille ans hier. Qu'est-ce que tout cela signifie?
"
Ce
paragraphe imaginaire illustre plus ou moins ce que Salomon
dit ici, dans Ec
6.1-7. Se lamentant sur les inégalités et
les injustices de la vie, il fait appel a un nouveau symbole,
un enfant mort-né (cf. Ec
4.1-3), en précisant qu'il vaudrait mieux mourir
de la sorte plutôt que connaître l'absurdité
et la souffrance. Si négatif que cela soit, si vous
pensez qu'il n'y a rien au-delà de ce monde, il est
difficile d'échapper à cette logique: à
quoi bon vivre une vie qui n'a aucun sens?
La
vie passe vite, c'est certain. Mais c'est peut-être
une bénédiction pour nous dans ce monde. Aimeriez-vous
vivre cinq mille ans dans ce monde pécheur rempli de
souffrances ? Même si nous détestons la mort,
elle est un soulage-ment pour le mort, voire pour ceux qui
restent.
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