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Dans
Ec
7.15-27, Salomon prononce une litanie de lamentations
sur l'être humain.
Le
plus frappant, peut-être, ce sont les paroles de Salomon
dans Ec
7.20, qui semblent très proches de Paul dans Rm
3.10 (" Il n'y a pas de juste, pas même
un seul ") ou celle de Jean dans 1
Jn 1.10 (" Si nous disons que nous n'avons pas
péché, nous faisons de lui un menteur, et sa
parole n'est pas en nous. ") Même si les chrétiens
sont souvent ralliés pour leur vision " pessimiste
" et " négative " de l'humanité,
il suffit d'observer le monde, à la fois au cours de
son histoire et dans les circonstances actuelles, pour vérifier
ce qu'il révèle de la condition pécheresse
de l'humanité. Il faut peut-être une grande foi
pour croire aux enseignements du christianisme, mais pas à
la nature déchue de l'humanité.
Même
s'il est clair que Salomon évoque un certain type de
femmes (cf. Pr
18.22), le message va en réalité beaucoup
plus loin qu'une simple question de sexe : méfiez-vous
de toute personne que le diable utilise pour vous piéger
et vous détourner du Seigneur.
Le
verset le plus étonnant de ce chapitre est sans doute
le dernier, le verset
29. Avec quelle acuité il résume la condition
humaine ! Dieu nous a faits saints et nous ne le sommes pas
restés. La vie de Salomon, d'une certaine manière,
pour-rait servir à illustrer ce point. Certes, il n'était
pas sans péché, mais c'était un homme
droit. Le terme hébreu traduit par " droit
" est un mot courant dignifiant " intègre
" et il est souvent utilisé pour décrire
les actions des hommes (Dt
6.18 ; 1 R 22.34 ; 2 r 18.3 ; Jb 1.1, 8). Même s'il
était " intègre " et " droit
" au départ, l'être humain s'est ensuite
égaré.
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