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Salomon
donne ici une image assez négative de l'humanité.
Même si on est tenté de la mettre sur le compte
de son pessimisme de base, ce n'est pas si simple.
Au
début du siècle des Lumières, dans l'Europe
du XVIIe siècle, les êtres hu-mains débordaient
de connaissances nouvelles. Cette nouvelle vision du monde
comportait, entre autres, une grande espérance en la
perfection humaine. Certes, il y avait eu de la méchanceté
de par le monde et les gens n'en avaient pas manqué,
mais maintenant qu'ils acquéraient de nouvelles connaissances
et une meilleure compréhension des choses, ils allaient
vaincre l'ignorance et l'humanité s'améliorerait,
progressant régulièrement vers la perfection
morale.
Le
progrès n'a pas cessé depuis lors, si bien qu'au
début du XXe siècle, les gens croyaient que
grâce aux découvertes scientifiques et aux technologies
nouvelles, l'humanité ne tarderait à maitriser
tout ce qui avait été source de tant d'épreu-ves.
Elle finirait, à l'aide des machines, de procédés
et d'inventions de toutes sortes, par vaincre les maladies,
maitriser les catastrophes naturelles et renverser la haine
et les guerres.
Les
événements n'ont pas tourné tout à
fait comme nous le souhaitons. N'est-ce pas? Certes, nous
avons acquis des connaissances nouvelles, mais notre nature
pécheresse l'a emporté et une grande part de
ces découvertes et pouvoirs nou-veaux ont été
source de malédiction et de souffrance. La puissance
et la con-naissance ne sont en soi ni bons ni mauvais. C'est
ce qu'on en fait qui le déter-mine. Le dirigeant d'un
pays puissant possède un grand pouvoir, qu'il peut
utili-ser pour construire des maisons ou pour les bombarder.
Plus que de nouvelles connaissances et de nouveaux pouvoirs,
nous avons besoins de curs façonnés à
l'image de Dieu et de son caractère. Sinon, la connaissance
et le pouvoir risquent d'être utilisés au service
du mal.
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