Jeudi 13 Novembre, 08
7_ L'expiation symbolisée, deuxième partie

Qu'est-ce que l'expiation?


Quelles notions sont associées à l'expression: "faire l'expiation" dans les passages suivants: Lv 4.31; 16.18, 19,30; 17.11.

Dans le Lévitique, même si les prêtres officiaient en tant que médiateurs au cours des rites d'expiation, ils ne pouvaient expier eux-mêmes le péché. Une fois le rituel accompli, Dieu accordait son pardon (Lv 4.26; la forme passive de ce verbe implique que Dieu était celui qui pardonnait. C'était donc Dieu qui accomplissait l'expiation pour son peuple. Il était celui qui faisait "l'expiation pour sa terre, pour son peuple." (Dt 32.43; voir également Ps 65.4; 79.9) L'expiation lui permettait de répandre son amour sur les pécheurs.

Dans le Lévitique, le verbe hébreu kipper, traduit parfaire l'expiation exprime l'idée d'effacer ou de purger. Il y avait expiation pour le tabernacle, l'autel, les cornes de l'autel, ce qui signifiait que ceux-ci étaient lavés, purgés de la souillure du péché et de l'impureté. Grâce à l'expiation, ils retrouvaient leur état originel. Appliqué aux pécheurs repentants, ce verbe garde le sens de "nettoyer, purifier" du péché ou de l'impureté.

Parce que la purification se faisait à l'aide du sang d'un animal sacrifié, l'expiation suggère aussi l'idée de rançon. La délivrance du péché se faisait au prix du sang versé (c'est-à-dire de la vie) d'une victime sacrificielle (Lv 17.11). Celle-ci était offerte à la place du pécheur, se substituant à lui et donnant sa vie en rançon. Voir Mt 20.28; 1 Tm 2.6.

Le verbe traduit par faire l'expiation est également utilisé dans le Lévitique dans toutes sortes de rituels, ce qui ne permet pas de conclure qu'il désignait un acte unique. En fait, l'expiation était un processus plutôt qu'un acte accompli à un moment précis. Elle comprenait l'ensemble des activités du sanctuaire au cours de l'année, du sacrifice quotidien (Lv 5.10) au jour des expiations (Lv 16.34), y compris les rituels, ayant lieu entre-temps. En d'autres termes, l'expiation correspondait à la totalité de l'œuvre purificatrice accomplie par Dieu pour Israël au cours de l'année par les sacrifices, la médiation du prêtre et l'effacement final du péché et de l'impureté le jour des expiations. Ainsi se trouvait préfigurée, dans sa totalité, l'œuvre d'expiation que le Christ a effectuée et effectue pour nous.

Seul Dieu pouvait extirper le péché, et le sang verse du Christ a été nécessaire pour que cela soit possible. Qu'est-ce que cela nous indique sur ce mal qu'est le péché ? Pourquoi, en conséquence, ne haïssons-nous pas davantage le péché ? Pourquoi le fait de pratiquer le péché nous empêche-t-il de le détester ?

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