mercredi, 1er septembre, 2010

10_ La rédemption des Juifs et des Gentils

Ammi : " mon peuple "


Dans Rm 9.25, Paul cite Os 2.25 et au verset 26, il cite Os 2.1. Le contexte est le suivant : Dieu avait demandéà Osée de prendre " une prostituée " pour femme (Os 1.2) pour illustrer sa relation avec Israël, parce que la nation adorait d'étranges dieux. Les enfants nés de ce mariage ont reçu des noms indiquant que Dieu rejetait et punissait Israël l'idolâtre. Le troisième enfant a été appelé Lo-Ammi (Os 1.9), ce qui signifie littéralement: " Pas mon peuple ".

Pourtant, malgré cela, Osée a prophétisé que le jour viendrait où, après avoir châtié son peuple, Dieu le restaurerait, ôterait ses faux dieux et ferait une alliance avec lui. Voir Os 2.13-21. C'est alors que ceux qui étaient Lo-Ammi, " pas mon peuple ", deviendraient Ammi, " mon peuple ".

A l'époque de Paul, les Ammi, c'était " nous [...] qu'il a appelés non seulement d'entre les Juifs, mais aussi d'entre les non-Juifs. " (Rm 9.24, La Bible du Semeur) Quelle présentation claire et puissante de l'Évangile, bonne nouvelle qui, dès le commencement, était destinée au monde entier ! Il n'est donc pas surprenant que nous, les adventistes, considérions ce verset comme faisant partie de notre appel : " Je vis un autre ange qui volait au milieu du ciel ; il avait une bonne nouvelle éternelle à annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, tribu, langue et peuple. " (Ap 14.6) Aujourd'hui, comme à l'époque de Paul, comme à l'époque de l'ancien Israël, la bonne nouvelle du salut doit être annoncée dans le monde entier.

Lisez Rm 9.25-29. (Notez la façon dont Paul cite l'Ancien Testament pour souligner ce qui se passait à son époque), Quel est le message fondamental de tous ces versets ? Quelle espérance est offerte ici aux lecteurs ?

Le fait que certains des compatriotes de Paul rejetaient l'appel de l'Évangile lui donnait " une grande tristesse et un tourment continuel dans le cœur ". (Rm 9.2) Mais, au moins, il existait un reste. Les promesses de Dieu sont certaines et, si nous les saisissons, elles se réaliseront également dans notre vie.

Vous a-t-on parfois trahi ? Combien de fois avez-vous manqué à votre parole, soit vis-à-vis de vous-même, soit vis-à-vis d'autrui ? Sans doute tant de fois qu'on ne les compte plus, n'est-ce pas ? Quelles leçons tirer de ces échecs pour savoir en qui, finalement, il faut placer sa confiance ?