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Dans
ce récit, nous faisons la connaissance d'un Juif qui
portait un nom de dieu grec. Quel message subtil et pourtant
important ce fait indique-t-il? Voir aussi Dn 1.7.
Avant même que Paul ait commence un ministère
à plein temps a Ephèse, l'eglise de ce lieu
fut confiée à Apollos, brillant orateur d'Alexandrie,
deuxième ville de l'Empire romain par son importance.
Juif issu de ce grand centre de langue grecque, il était
très cultivé, connaissait la philosophie et
la rhétorique ainsi que les Ecritures (Ac 18.24). Mais
qu'est-ce que la culture sans conviction personnelle? Et qu'est-ce
qu'une conviction sans le désir intense de persuader
autrui de son bien-fondé?
Lisez ce qui est dit d'Apollos dans Ac 18.24-28. Pourquoi
était-il un puissant évangéliste?
Malgré tout ce qui parlait en sa faveur, Aquilas et
Priscille ont su discerner ce qui manquait à son message:
<<II ne connaissait que le baptême de Jean>>
(Ac 18.25) et non celui de Jésus. Jean Baptiste lui-même
connaissait la difference: l'un était d'eau et l'autre
d'<< Esprit saint>> et de <<feu>>
(Mt 3. 11). Il ne suffit pas de suivre le rituel du baptême.
Un rituel ne sauve pas. Ce n'est que le symbole de quelque
chose de plus profond et de plus grand. Jean Baptiste parlait
de la repentance. Or ce n'était qu'une premiere étape.
L'Evangile tout entier nous invite à nous repentir,
à croire en Jésus - en sa mort et en sa resurrection
et àêtre transformés par le baptême
du Saint-Esprit. Apollos n'en savait rien, c'est pourquoi
Aquilas et Priscille <<le prirent avec eux et lui
exposèrent plus exactement la voie de Dieu>>.
(Ac 18.26)
Dès le départ, l'église d'éphèse
a non seulement bénéficié d'un grand
érudit capable d'interpréter les Ecritures,
mais a aussi donné à ce dernier l'occasion de
devenir un veritable disciple du Christ.
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