La
question de la soumission de la part de la femme, de l'enfant
ou de l'esclave lève celle de l'autorité.
De quel droit un mari, un père ou un maître
exerce-il son autorité? Il est dit dans Ep 5.21 qu'il
faut se soumettre " dans la crainte du Christ ".
On trouve ailleurs des expressions similaires: " comme
au Seigneur " (Ep 5.22); " dans le Seigneur "
(Ep 6.1); " comme au Christ " (Ep 6.5). Ces références
réitérées au Christ semblent indiquer
que cette notion d'autorité fait partie de l'ordre
divin. Même si Paul ne s'attarde pas sur ce point,
il nous donne une image précieuse de la relation
entre le Christ et l'Eglise : " Le Christ est la tête
de l'Eglise " et donc " L'Eglise se soumet au
Christ " (Ep 5.23, 24). L'Eglise se soumettant à
l'autorité du Christ, l'autorité du mari,
père ou maître suit le modèle établi
par le christianisme. L'autorité n'est pas synonyme
de tyrannie, elle n'est pas non plus sans limites. En fait,
Paul déclare que l'autorité et la soumission
doivent exister en Christ, lui qui " a aimé
l'Eglise: il s'est livré lui-même pour elle
" (Ep 5.25). On ne soulignera jamais assez ce point.
L'amour et non le désir de pouvoir doit motiver l'autorité
nécessaire à la préservation de route
organisation, a commencer par le foyer. De même, l'amour
et non la peur ou un sentiment d'infériorité
doit motiver la soumission.
Que disent ces versets sur les relations humaines entre
chrétiens? Gn 1.26,27; Ac 17.26; Mt 12.50; Ep 3.6;
Ga 3.28
Nous sommes tous semblables devant le Seigneur, des pécheurs
ayant besoin de la grâce divine. Même si les
concepts d'autorité et de soumission ont été
pervertis, cela ne signifie pas qu'ils ne sont pas bibliques.
Ceux qui détiennent l'autorité ne doivent
jamais perdre de vue ce qu'ils sont par rapport à
Dieu et à leurs subordonnés. Pervertir ce
rôle est, certes, un grave péché pour
le Seigneur qui sait quand un moineau tombe à terre
(Mt 10.29-3 1).