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Le
péché est fatal pour notre existence, mais Dieu
prend plaisir à nous pardonner. Il ne souhaite pas
que nous périssons, même si " tous [
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ont péché et sont privés de la gloire
de Dieu " (Rm 3.23). Jésus est mort pour que les
pécheurs repentants reçoivent le pardon
Mais
il existe un péché qui est impardonnable et
qui entraîne inévitablement la mort. Quand on
refuse de répondre à la bonté de Dieu,
qui devrait pourtant conduire à la repentance (RM 2,4),
quand on s'obstine continuellement à rejeter les appels
de la grâce de Dieu, on reçoit le châtiment
encouru par le péché impardonnable.
Le
péché impardonnable, ou péché
contre le Saint-Esprit est un rejet obstiné de la lumière
et de ce que le Christ a fait pour nous, rejet qui finit par
aveugler le regard spirituel et endurcir le cur aux
incitations de l'Esprit, comme le montre l'exemple donné
par les dirigeants d'Israël. L'âme sombre dans
de profondes ténèbres et la personne est éternellement
perdue parce qu'elle est devenue insensible aux incitations
de l'Esprit.
Se
placer au-delà de la puissance du Saint-Esprit est
impardonnable, parce qu'on ne peut se repentir sans ce dernier.
Dieu ne peut plus rien faire pour nous, sinon par la contrainte,
ce qu'il ne fera pas. On s'est coupé du salut par ses
propres choix.
Selon
la pensée biblique, les mots sont considérés
comme des actes, ils font partie de la réalité
qu'ils décrivent. Dieu a dit, et le monde a été
crée (Gn 1). Jésus était " la Parole
[
] devenue chair " (Jn 1.14). En hébreu,
le terme le plus courant pour " mot " (dabar) signifie
également " chose ", " histoire ",
" prophétie ", car les mots sont associés
à la réalité à laquelle ils se
réfèrent. Il semble ainsi que pour Jésus,
parler contre le Saint-Esprit équivaut à rejeter
de façon persistante la vérité que l'Esprit
cherche à nous communiquer. Les actes et les mots sont
indissociablement liés.
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