Mardi
12. LE PÉCHÉ CONTRE LE SAINT-ESPRIT

<<LE PÉCHÉ IMPARDONNABLE
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Le péché est fatal pour notre existence, mais Dieu prend plaisir à nous pardonner. Il ne souhaite pas que nous périssons, même si " tous […] ont péché et sont privés de la gloire de Dieu " (Rm 3.23). Jésus est mort pour que les pécheurs repentants reçoivent le pardon

Mais il existe un péché qui est impardonnable et qui entraîne inévitablement la mort. Quand on refuse de répondre à la bonté de Dieu, qui devrait pourtant conduire à la repentance (RM 2,4), quand on s'obstine continuellement à rejeter les appels de la grâce de Dieu, on reçoit le châtiment encouru par le péché impardonnable.

Le péché impardonnable, ou péché contre le Saint-Esprit est un rejet obstiné de la lumière et de ce que le Christ a fait pour nous, rejet qui finit par aveugler le regard spirituel et endurcir le cœur aux incitations de l'Esprit, comme le montre l'exemple donné par les dirigeants d'Israël. L'âme sombre dans de profondes ténèbres et la personne est éternellement perdue parce qu'elle est devenue insensible aux incitations de l'Esprit.

Se placer au-delà de la puissance du Saint-Esprit est impardonnable, parce qu'on ne peut se repentir sans ce dernier. Dieu ne peut plus rien faire pour nous, sinon par la contrainte, ce qu'il ne fera pas. On s'est coupé du salut par ses propres choix.

Selon la pensée biblique, les mots sont considérés comme des actes, ils font partie de la réalité qu'ils décrivent. Dieu a dit, et le monde a été crée (Gn 1). Jésus était " la Parole […] devenue chair " (Jn 1.14). En hébreu, le terme le plus courant pour " mot " (dabar) signifie également " chose ", " histoire ", " prophétie ", car les mots sont associés à la réalité à laquelle ils se réfèrent. Il semble ainsi que pour Jésus, parler contre le Saint-Esprit équivaut à rejeter de façon persistante la vérité que l'Esprit cherche à nous communiquer. Les actes et les mots sont indissociablement liés.


Relisez Mt 12.31 et Mc 3.29 dans leurs contextes respectifs. Ces derniers n'expriment-ils pas ce que nous venons de voir dans le paragraphe ci-contre ? Expliquez.

Relisez Mt 12.32 ; Mc 3.29. Remarquez que Jésus associe le péché impardonnable à la Parole. Pourquoi, si l'on considère la définition ci-dessus ?

Quand vous a-t-on, pour la dernière fois blessé avec des mots ? Cela ne montre-t-il pas que les mots sont bien réels ? Pourquoi ne pas faire alliance dès à présent avec Dieu pour prendre garde à votre langue ?