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Le
mot couramment traduit par "prédicateur"
ici, qohéleth, vient de la racine hébraïque
" Mahal", qui signifie "rassembler".
En grec, qohéleth est traduit par un terme similaire
au mot ekklesia, église, d'ou nous tirons le
nom d'Ecclésiaste. Les Juifs se contentaient d'appeler
l'auteur et le livre Qohéleth.
De
nombreuses discussions ont eu lieu au cours des siècles
pour déterminer ce que signifiait exactement le mot
qohéleth. Salomon rassemble-t-il des gens pour
leur communiquer sa grande sagesse? Où est-il un rassembleur
de sages vérités, comme il le suggère
lui-même (Ec
1.13, 16,17) ? Il nous faudra attendre d'être au
ciel pour le savoir!
En
apparence, ce sont les paroles d'un homme amer, cynique, pessimiste.
Il ne voit autour de lui que répétition, futilité
et absurdité. Pris isolement, ses mots évoquent
les nombreux philosophes athées qui se lamentent sur
l'absurdité et la futilité de leur existence.
On ne peut, bien sur, en dire autant de Salomon. Sachant qu'il
est nécessaire de considérer ce livre à
la lumière de la Bible entière, on découvre
une amertume et un cynisme nés d'une vie vécue
loin de Dieu, une vie de désobéissance, avec
rien que des objectifs matériels immédiats en
vue, en opposition à la vision plus vaste que donnent
Dieu et sa promesse de salut. Prises dans ce contexte, les
paroles de Salomon s'insèrent parfaitement dans le
thème dominant des Ecritures, même si elles sont
présentées très différemment ici.
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