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Les versets 12-18
du chapitre 1er, d'Ecclésiaste nous
renseignent davantage sur le passé de l'auteur. Non
seulement il évoque à nouveau sa fonction de
roi, il mentionne également qu'il possédait
davantage de sagesse que tous les hommes l'ayant précédé
à Jérusalem, ce qui confirme qu'il s'agissait
bien de Salomon. Tout ceci est logique, étant donné
que le règne de Salomon a été un règne
de grande paix et de prospérité. Le roi, n'ayant
pas à se soucier d'envahisseurs, de rebelles ni d'effondrements
économiques, a pu se consacrer à la recherche
de la connaissance et de la sagesse, celle que l'on trouve
< sous Le soleil".
Sous
le ciel, sous le soleil, deux manières de parler de
ce qui se passe sur terre. Nous avons ici un nouvel exemple
de la futilité de toute connaissance et sagesse terrestres.
Le monde et ce qui s'y trouve ne peuvent répondre aux
questions difficiles posées par la vie. En fait, c'est
le monde et ce qui s'y trouve qui sont à l'origine
de ces douloureuses questions! La réponse doit venir
de quelque chose ou de quelqu'un qui transcende Le monde,
qui se trouve au-dessus du monde, qui a "vaincu le monde>
(Jn 16.33) - c'est- à -dire, bien sur, Jésus.
Sinon, comme Salomon le constate ici, le monde nous laisse
frustrés, en colère, cyniques. Toute la sagesse
du monde n'apporte que chagrin.
Le
philosophe allemand Arthur Schopenhauer, à la façon
de Salomon, a écrit : "Tout, dans la vie ["
sous Le soleil"] indique que le bonheur sur terre est
destiné à nous échapper.
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