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En
regardant autour de lui, Salomon ne voyait que des répétitions
à l'infini qui lui paraissaient absurdes. Le soleil
se levait et se couchait, le vent souillait, les rivières
coulaient, ceci se poursuivant a l'infini d'une génération
à l'autre. Ce qui a été fait, le sera
de nouveau; ce qui sera, l'a déjà été.
"II n'y a rien de nou-veau sous le soleil."
(Ec 1.9)
Son
ton, cependant, suggère que quelque chose ne va pas,
qu'il n'en est pas ainsi en réalité. Les premiers
versets du chapitre traduisent clairement son attitude.
La
terre tourne sans fin, mais nous ne subsistons guère.
Nous ne sommes rien de plus que de la vapeur, hebel Cette
pensée touche au dilemme le plus profond de l'humanité
: nous sommes capables de comprendre la notion d'éternité,
de transcendance, d'un quelque chose qui nous dépasse,
et pourtant cela se trouve au-delà de notre portée.
Le soleil, les rivières, le vent - tout cela existait
avant nous et existera longtemps après que nous serons
retournes en poussière. Les hommes naissent et meurent;
les rivières, le soleil et le vent demeurent. Il n'est
pas surprenant que la vie semble être, comme l'a écrit
Shakespeare, "un conte absurde " rempli de bruit
et de fureur".
Nombreux
ont été les grands penseurs, et les grands philosophes
qui, à l' aide de toutes sortes de systèmes
complexes et logiques, ont cherché a expliquer les
questions difficiles posées par la vie. Mais s'ils
ne résolvent pas la question de la mort, ils n'ont
pas de réponse satisfaisante, car, à la fin,
toute vie est ba-layée par la mort. Et certes, aucun
de ces philosophes n'a répondu à ce problè-
me (la plupart d' entre eux, d'ailleurs sont morts). Seul
Jésus, par sa mort et sa résurrection, l'a fait.
Il nous a montre que la mort n'était pas la fin de
tout et que nous connaitrons une vie éternelle bien
après que les cycles infinis de la vie sur cette planète
déchue auront cesse d'exister- on ne s'en souviendra
même plus (Es
65.17). S'il n'y avait cette espérance, le pessimisme
de Salomon serait justifié.
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