Mercredi
2. N'Y A -T-IL RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL?


<< AU DELÀ DES CYCLES NATURELS>>



En regardant autour de lui, Salomon ne voyait que des répétitions à l'infini qui lui paraissaient absurdes. Le soleil se levait et se couchait, le vent souillait, les rivières coulaient, ceci se poursuivant a l'infini d'une génération à l'autre. Ce qui a été fait, le sera de nouveau; ce qui sera, l'a déjà été. "II n'y a rien de nou-veau sous le soleil." (Ec 1.9)

Son ton, cependant, suggère que quelque chose ne va pas, qu'il n'en est pas ainsi en réalité. Les premiers versets du chapitre traduisent clairement son attitude.

La terre tourne sans fin, mais nous ne subsistons guère. Nous ne sommes rien de plus que de la vapeur, hebel Cette pensée touche au dilemme le plus profond de l'humanité : nous sommes capables de comprendre la notion d'éternité, de transcendance, d'un quelque chose qui nous dépasse, et pourtant cela se trouve au-delà de notre portée. Le soleil, les rivières, le vent - tout cela existait avant nous et existera longtemps après que nous serons retournes en poussière. Les hommes naissent et meurent; les rivières, le soleil et le vent demeurent. Il n'est pas surprenant que la vie semble être, comme l'a écrit Shakespeare, "un conte absurde " rempli de bruit et de fureur".

Nombreux ont été les grands penseurs, et les grands philosophes qui, à l' aide de toutes sortes de systèmes complexes et logiques, ont cherché a expliquer les questions difficiles posées par la vie. Mais s'ils ne résolvent pas la question de la mort, ils n'ont pas de réponse satisfaisante, car, à la fin, toute vie est ba-layée par la mort. Et certes, aucun de ces philosophes n'a répondu à ce problè- me (la plupart d' entre eux, d'ailleurs sont morts). Seul Jésus, par sa mort et sa résurrection, l'a fait. Il nous a montre que la mort n'était pas la fin de tout et que nous connaitrons une vie éternelle bien après que les cycles infinis de la vie sur cette planète déchue auront cesse d'exister- on ne s'en souviendra même plus (Es 65.17). S'il n'y avait cette espérance, le pessimisme de Salomon serait justifié.


Relisez Ec 1.1-4. Que dit Salomon dans ces premiers versets sur le passage éphémère sur terre des hommes compare aux cycles incessants de la nature?

Comment les textes suivants répondent-ils au dilemme soulevé par Salomon ici dans le premier chapitre de l'Ecclesiaste? 1 Co 15.26, 51-55; He 2.14; Ap 21.4.