JEUDI 25 décembre, 2014

13_ L’ÉVANGILE ÉTERNEL

Le point culminant de L’évangile


« Mais quand viendront les jours où l’on entendra le septième ange sonner de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplira, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes » (Ap 10.7, Segond 21).

De façon significative, Apocalypse 10.7 est le seul autre verset de l’Apocalypse (à part Ap 14.6) qui évoque de manière spécifique la prédication de l’évangile (le terme grec traduit par « annoncé » est euangelizö, « proclamer une bonne nouvelle »). Ces deux chapitres revêtent une signification particulière pour les adventistes du septième jour, car nous y voyons la description de notre vocation et notre mission. Autrement dit, Dieu nous a spécialement mandatés, comme aucun autre groupe, pour proclamer « l’évangile éternel ».

Comme nous l’avons vu, l’évangile est le même de Genèse à Apocalypse. La loi est la même. L’alliance est la même. Jésus, Paul et Jacques affirment tous que l’évangile est le même auquel croyait Abraham (Jn 8.56, Rm 4.13, Jc 2.21- 23). Certaines personnes ont du mal avec cette affirmation, uniquement parce qu’elles ont une définition de l’évangile plus étriquée que la Bible. La foi obéissante d’Abraham, pourtant, venait du fait qu’il anticipait le sacrifice de Jésus. Nous n’avons pas besoin d’équilibrer la foi avec les œuvres pour être sauvés. La foi seule suffit, mais elle ne doit pas être une foi intellectuelle comme celle des démons ni une foi présomptueuse qui se réclame des promesses de Dieu sans se conformer aux conditions du salut; ce doit être une foi qui œuvre.

Pourquoi les références à l’observation des commandements dans Apocalypse 12.17 et 14,12, ainsi qu’au témoignage et à la foi de Jésus sont-elles importantes dans le contexte de l’évangile éternel?

La question déterminante à la fin des temps est celle-ci : qui allons-nous adorer et à qui allons-nous obéir ? Le Dieu qui a « fait le ciel, la terre, la mer, et les sources d’eau » (Ap 14.7) Ou bien la bête et son image ? L’obéissance aux commandements (y compris le sabbat) par la foi de Jésus met à part ceux qui restent fidèles jusqu’à la fin. La véritable religion exige en même temps la foi et l’obéissance.

« Ces vérités, telles qu’elles sont présentées dans le quatorzième chapitre de l’Apocalypse concernant “l’Évangile éternel”, caractériseront l’Église de Jésus-Christ au moment de son retour. Voici, en effet, le résultat de la proclamation du triple message “C’est ici la persévérance de ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 492.