MERCREDI 24 décembre, 2014
13_ L’ÉVANGILE ÉTERNEL

 

La « nouvelle » alliance


Le livre des Hébreux décrit la nouvelle alliance comme « meilleure » que l’ancienne Alliance (He 8.1, 2,6, Colombe). La question qui vient immédiatement à l’esprit, c’est donc pourquoi Dieu a-t-il établi l’Ancienne Alliance si était imparfaite ? Le problème, cependant, ne se situait pas au niveau de l’alliance, mais an niveau de la réponse du peuple à cette alliance.

Lisez Hébreux 7.19, 8.9, 10.1-4. De quels problèmes liés à l’Ancienne Alliance est-il fait mention?

Le peuple « n’a pas persévéré » dans l’alliance (He 8.9, Colombe), mais il a été désobéissant et rebelle. Cela, en plus du fait que les sacrifices d’animaux de l’ancienne Alliance ne pouvaient pas ôter les péchés (He 10.4), signifiait que le problème du péché demeurait. Seule « l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes » pouvait expier le péché, y compris ceux commis sous l’ancienne Alliance (He 10.10; 9.15). Et tout cela parce que « la loi n’a rien amené à la perfection. Mais une espérance meilleure nous a été accordée et, grâce à elle, nous pouvons nous approcher de Dieu » (He 7.19, BFC) à travers promesse de la nouvelle alliance.

En un sens, la nouvelle alliance n’est absolument pas nouvelle, car, depuis la promesse en Eden de la semence qui écraserait la tête du serpent, le plan du salut a toujours été fondé sur la mort du Christ, « l’agneau immolé depuis la fondation du monde » (Ap 13,8; voir également Jr 32.40; He 13.20, 21; Jn 13.34).

« L’alliance de grâce n’est pas une nouvelle vérité, car elle existe dans l’esprit Dieu de toute éternité. C’est la raison pour laquelle elle est appelée alliance éternelle. » Ellen G. White, The faith I live by, p. 77.

D’un autre côté, comme nous l’avons vu avec Paul, quelque chose de spéciale arrive quand nous nous tournons vers le Seigneur. Dieu a promis, en lien avec l’alliance éternelle: « Je mettrai ma crainte dans leur cœur, afin qu’ils ne s’écartent pas de moi » (Jr 32 40). Sans la foi, faire des sacrifices d’animaux s’apparentait à apporter un paiement pour les péchés. En regardant plutôt à Jésus, qui « a enduré la croix, méprisant la honte », et qui « a enduré une telle opposition de la part des pécheurs » (He 12.2, 3) nous comprenons le prix infini du péché et la bonne nouvelle que le prix a été payé par quelqu’un d’autre « par le sang d’une alliance éternelle » (13.20). Cette « nouvelle » alliance transforme la manière dons nous voyons les choses, comme le commandement de nous aimer les uns les autres. Ce n’est pas vraiment nouveau (Lv 19.18) sauf que nous ne devons pas simplement aimer notre prochain comme nous-mêmes, « mais comme [Jésus] nous [a] aimés » (Jn 13.34).

Comment apprendrons-nous un jour à aimer les autres comme Jésus nous a aimés ?