MARDI 23 décembre, 2014
13_ L’ÉVANGILE ÉTERNEL


L’Évangile chez Paul


Comme beaucoup de ses concitoyens, Paul pensait qu’il avait un bon niveau spirituel. Mais ensuite, il a vu Jésus comme « Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Ga 2.20). Tout à coup, il s’est vu non pas sauvé, mais perdu. Non comme le serviteur de Dieu, mais comme son ennemi. Non pas juste, mais le premier des pécheurs. Les écailles tombèrent de ses yeux, autrement dit, sa lecture de l’Ancien Testament changea. La révélation de Dieu, personnelle et à travers la Bible, a transformé son cœur et a changé sa vie à jamais. Nous ne pouvons pas comprendre les épitres de Paul à moins de reconnaitre ces faits fondamentaux, qui ont conduit à la rédaction de ces épitres.

Lisez 2 Corinthiens 3.14-16 à la lumière de ces informations, puis les versets 2 à 6. Quelle est l’étape cruciale identifiée par Paul ici?

Le sens de l’Ancienne Alliance devient clair uniquement si l’on « se tourne vers le Seigneur » (V 16). Jésus est le chemin pour aller au salut. Tout commence et se termine en lui. Israël, en faisant confiance à leur propre obéissance, comme Paul avant sa conversion, a vécu l’Ancienne Alliance comme un ministère de mort. Pourquoi ? Parce que « tous ont péché » (Rm 3.23), y compris le peuple d’Israël, c’est pourquoi les commandements ne pouvaient que les condamner (2 Co 3.7). À contrario, les croyants de Corinthe étaient « une lettre du Christ [. . .] écrite non pas avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant; non pas sur des tablettes de pierre, mais sur des tablettes de chair, sur des cœurs » (V 3).

Lisez Romains 1.16, 17; 3.24-26.

Comment Paul a-t-il défini l’Evangile? Que recevons-nous tous par Christ par la foi?

L’évangile est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit. La justice est fondée non sur ce que nous faisons, mais sur ce que Christ a fait pour nous, ce que nous réclamons par la foi. C’est une croyance qui grandit « par la foi et pour la foi » (Rm 1.17, Colombe). Ce que Paul veut dire par là est dévoilé dans le reste de l’épitre aux Romains, dont le cœur se trouve à la fin du chapitre 3. Par Christ, nous avons la rédemption (Dieu nous a rachetés en payant pour nos péchés), la justification (nous sommes libérés de la culpabilité et purifiés par grâce), et le pardon (Dieu nous accepte et oublie nos péchés passés). Chose curieuse, Dieu, par le sacrifice du Christ, se révèle juste en justifiant les impies qui ont mis leur foi en Jésus.